Tu ne feras rien dans la vie … tes frères seront ingénieurs eux.

Cette phrase a prononcée par mon père à l’époque m’a blessée profondément.

Il y a des phrases comme ça, prononcées sans mauvaise intention,
mais qui marquent à vie.

Mon père n’a jamais été un fin psychologue.
Il ne pensait sûrement pas à mal.
Mais à 19 ans, on prend ce genre de mots de plein fouet.
Et on en sort rarement indemne.

L’estime de soi en prend un sacré coup.

Comment avancer sereinement dans la vie
quand on doute déjà de sa propre valeur ?

Hier, je discutais avec mon conjoint du fait que tout le monde n’a pas envie, ni la capacité, d’être manager, de prendre des décisions stratégiques ou de porter certaines responsabilités seul.

Certaines personnes ont besoin d’être guidées.
Ça les rassure.

D’autres, au contraire, ont toujours eu un caractère affirmé,
ont su très tôt ce qu’elles voulaient faire.

Pendant longtemps, j’ai cru que je faisais partie de la première catégorie.
Une simple « applicative ».

Je me suis contentée de suivre les recommandations,
d’appliquer les décrets, les programmes,
et les décisions de notre cher DASEN.
(J’étais enseignante.)

Même lorsque j’avais des idées en réunion,
je me taisais.
Par anticipation des réactions.
À tort ou à raison.

Je mélangeais timidité, sensibilité à fleur de peau
et une difficulté à m’affirmer face à des personnes
qui s’érigeaient en statues,
souvent au nom de la sacro‑sainte ancienneté.

Ancienneté qui, soyons honnêtes,
ne garantissait ni expertise, ni performance.
Juste le temps passé.

Avec le temps, j’avais mûri.
En m’autorisant enfin à prendre la parole,
j’ai réalisé que je n’étais plus alignée avec ce travail.
Alors je suis partie.

Les deux métiers que j’ai exercés ensuite
semblaient confirmer une vieille croyance :
finalement, je n’accomplirais rien de vraiment excitant.

J’ai d’ailleurs mis longtemps avant de me lancer dans l’entrepreneuriat.
Parce que je pensais ne pas en être capable.

Il faut être sacrément intelligent pour être entrepreneur, non ?
Et puis… pour faire quoi ?

Et puis il y a eu ce déclic avec l’écriture. Merci Muriel Herbert 🪶
L’écriture a toujours été là.
Dès que j’ai su mettre des mots sur ce que je ressentais.

Mais aujourd’hui, à travers mon activité de coécriture,
je me sens forte.
Alignée.
À ma place.

L’écriture est à la fois un défouloir,
un espace de repos pour l’âme,
et mon outil de travail.

Et vous,
avez‑vous déjà eu ce moment
où vous avez commencé à vivre pour vous ?

Je suis Cécile Fantini, coécrivaine.
J’aide à mettre en mots une direction à suivre.
✉️ 🧭 ✍️ 🌱 ✨

📩contact@cecile-fantini.fr

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