Coécriture : écrire un livre à deux, sans trahir sa manière de penser

1. La peur silencieuse

Ça y est, vous êtes prêt(e) à vous faire accompagner pour l’écriture de votre livre. L’enthousiasme est là. Vous savez que ce projet peut servir votre objectif professionnel.

Et pourtant, une hésitation s’installe.

Et si ce n’était plus vraiment moi ?

Vous avez besoin d’aide — par manque de temps, de méthode, ou simplement parce qu’écrire seul vous semble trop lourd. Mais une inquiétude monte : et si ce livre ne vous ressemblait plus ? Et s’il ne vous appartenait pas totalement ?

Et si coécrire, c’était abandonner une part de soi ?

2. La peur de ne plus se reconnaitre dans son propre livre.

Si ce n’est pas moi qui écrit, le style sera trop « propre », il ne montrera pas ma personnalité, mon caractère, ma façon de parler. Ce sera mes idées, mais au final, ce ne sera pas ma manière d’écrire. Restera-t-il toujours mon texte ?

“Et si mon accompagnatrice déformait ma pensée ?”

Saura-t-elle retranscrire ma pensée ? Ne va-t-elle pas mal interpréter mes propos. Va-t-elle comprendre la subtilité des concepts, des savoirs et de l’expertise que je souhaite faire passer à travers mon livre ?

Et si elle n’utilisait pas le bon vocabulaire, mes lecteurs ne vont pas croire en mon expertise !

Bien souvent, ce que l’on craint de perdre est simplement ce qui n’a pas encore été clarifié.

3. La fidélité à la pensée : le cœur de la coécriture.

Contrairement au ghostwriter (ou écrivain fantôme) qui écrit à la place de l’auteur, la coécriture est un travail collaboratif où l’entrepreneur reste pleinement impliqué.

La coécriture, ce n’est pas écrire à la place de…mais avec…c’est un travail d’équipe.

L’entrepreneur-e est et restera l’auteur de ce livre. C’est pourquoi, la coécrivaine s’emploie à conserver sa singularité. Elle apporte, certes, de la structuration dans les idées de l’auteur, mais la matière première qui nourrit le livre, c’est bel et bien l’entrepreneur-e qui l’apporte.

La coécriture, c’est avant tout rester fidèle aux mots, comprendre l’intention, traduire sans trahir. Ce qui importe n’est pas de conserver chaque mot, mais de préserver la pensée qui les a fait naître.

4. Comment préserver sa voix dans un travail à deux ?

Ma méthode repose sur des piliers essentiels.

L’écoute active me permet de bien capter les idées, comprendre les intentions et surtout de ne faire qu’un avec la manière de pensée de l’entrepreneur-e.

J’écris, je soumets mon travail et l’auteur fait ses remarques. Ce processus d’allers-retours constants permet de fusionner les idées et que mes écrits soient en cohérence totale avec les propos tenus. Rien n’est figé, tout est ajusté.

Je respecte autant les mots spécifiques à un domaine d’activité que les mots émotionnels car certains mots sont non négociables.

La validation des écrits est consciente et l’auteur reste décisionnaire.

5. Ce que la coécriture apporte.

La coécriture permet de :

  • clarifier la pensée
  • structurer le propos
  • donner de l’ampleur
  • affirmer son positionnement et clarifier son message

Confier son texte ne retire rien à sa pensée ; cela lui permet simplement de devenir plus lisible.

6. Coécrire, c’est écrire à deux mais rester soi.

Comme vous l’avez compris, une coécrivaine ne prend pas la place de l’auteur. Au contraire, elle accompagne, révèle, soutient, met en valeur sa vision.

Coécrire ne signifie pas partager une plume mais porter des mots vers une intention commune.

Si vous avez le désir d’écrire mais la crainte de ne plus vous reconnaitre dans votre propre livre, parlons en.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *