Les anglicismes améliorent-ils vraiment ta communication ?
Je sais ce que tu vas me dire.
L’anglais est partout :
dans la technologie, l’entreprise et le quotidien.
Bien sûr, et tu as tout à fait raison.
Tu vas aussi me dire que ne pas utiliser l’anglais, c’est en quelque sorte une manière de ne pas se plier aux règles imposées.
Ok… mais des règles imposées par qui ?
Par les États-Unis ?
Ok, ça aussi, c’est un autre débat.
🙃 Revenons à nos moutons.
L’anglais est partout, surtout en entreprise.
Alors maîtriser les anglicismes, c’est bien…
pour parler quand on fait du commerce international.
Mais en France, en a-t-on vraiment besoin ?
À force de vouloir paraître branché, être In, dans le moov quoi (désolée les moins de 30 ans 😄, je parle avec mon idiolecte, même si j’apprends au contact de mes deux ados)…n’oublie-t-on pas que la langue française se suffit à elle-même ?
Oui, je suis linguiste de formation.
Et j’adore la langue française.
J’aime sa richesse,
sa beauté,
ses subtilités,
ses nuances.
Je n’ai d’ailleurs pas été convaincue par la réforme de 1990.
Simplifier des mots au détriment de leur étymologie me paraît discutable.
Je ne suis pas contre l’évolution. Au contraire.
Si le français est constitué à la base de (environ 85 % de latin et 5 % de grec),
de nombreux mots d’origine étrangère sont venus l’enrichir.
Ils sont devenus indispensables dans le quotidien :
▪️ Pour faire des travaux : un cutter
▪️ Pour désigner un sport : le foot, le basket, le karaté, le judo
▪️ Pour parler d’un plat : lasagnes, paella, sushis, nems…
Cependant…
Pourquoi utiliser un anglicisme alors que l’équivalent existe en français ?
Est-il plus honorable de dire :
qu’on devra faire un débriefing du meeting avec notre manager,
lors duquel chacun aura donné son feedback,
dans le but de respecter la deadline du project ?
Plutôt que de dire :
qu’on devra faire un compte-rendu de la réunion, avec notre responsable,
lors de laquelle chacun aura donné son avis,
dans le but de respecter la date limite du projet ?
Je ne suis pas réfractaire à utiliser des termes anglais,
ni à les connaître.
Au contraire, j’aime apprendre de manière continue.
C’est une évolution sociale normale.
Etudions notre langue avant d’emprunter.
Souvenons-nous que le français, longtemps langue des diplomates, reste encore aujourd’hui une langue diplomatique majeure ?
Et que, pour un Américain, parler français reste un marqueur social.
Et vous, avez-vous tendance à glisser des mots anglais dans vos phrases ?
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Je suis Cécile Fantini, coécrivaine.
J’accompagne les entrepreneur(e)s, les coachs et les thérapeutes
à choisir les bons mots pour mettre en valeur leur parcours et leur expertise
dans un livre dont ils sont auteurs.
📩 contact@cecile-fantini.fr
📅 https://lnkd.in/dTxzeshz
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