Si, si c’est vrai…!
Il y a juste un tout petit détail.
Je ne l’ai pas encore publié. 😂
Mais les personnes qui l’ont lu ont été unanimes.
Enfin presque.
Mon mari.
Mes frères.
Mes enfants.
Et ma mère.
Bon, pour ma mère, c’est compliqué.
Elle a lu la moitié.
Puis elle est allée se coucher.
Ce qui n’est pas forcément mauvais signe.
Elle fait la même chose quand on a voulu regarder Stranger Things sur Netflix.
Bref.
Quand je leur ai demandé ce qu’ils en avaient pensé, ils ont utilisé un mot qui m’a marquée.
Ce n’était pas « génial ».
Ni « incroyable ».
Encore moins « captivant ».
« Intriguant ». 🧐
Je crois que c’est le mot.
Enfin, pour ma mère, je crois qu’elle a utilisé le mot « spécial ».
Parce qu’elle utilise aussi « spécial » pour désigner certains plats.
Vous savez, ces plats qu’elle ne déteste pas assez pour les recracher…
…mais qu’elle n’aime pas suffisamment pour se resservir. 😂
Tout ça pour dire que…
J’ai écrit ma première nouvelle.
Et depuis, je découvre un phénomène fascinant.
Écrire un texte de plusieurs dizaines de pages m’a semblé moins compliqué que de dire aux gens :
« Au fait… j’ai écrit un livre. »
Parce que dans ma tête, annoncer qu’on a écrit une nouvelle, ça ressemble un peu à ça :
« Bonjour.
J’estime que mon imagination mérite désormais votre attention. »
Rien que de l’écrire, j’ai envie de me cacher derrière un cassia. 🌱
Oui, je sais. Normalement, on dit « dans un trou de souris ».
Mais soyons honnêtes deux minutes : physiologiquement, c’est impossible.
Du coup, je fais ce que toute personne raisonnable fait dans ce genre de situation.
J’en parle donc sur LinkedIn.
À des milliers de personnes.
Logique.
👻
Alors voilà.
J’ai écrit ma première nouvelle.
Elle ne changera probablement pas la littérature française.
Les éditions Leduc ne campent pas encore devant chez moi.
Et Netflix continue de m’envoyer uniquement des mails pour renouveler mon abonnement.
Mais je me suis régalée à l’écrire.
Et ça, c’est déjà une sacrée victoire.
PS : Si vous avez déjà écrit quelque chose que vous n’osiez pas montrer au monde, dites-moi que je ne suis pas seule.
PPS : Maman, si tu as fini la deuxième moitié depuis, fais-moi signe. J’essaie encore d’interpréter ton « c’est spécial ». 😅